dimanche 4 décembre 2011

Concert annuel du G.E.S.T.E., samedi 3 decembre à O Patro Vys

Concert annuel du G.E.S.T.E.
Le Groupe d’Entraide et de Soutien au Travail d’Écriture est issu de rencontres aux ateliers de Petite-Vallée et d’un désir commun de maintenir la flamme de l’écriture vivante au travers du brouhaha quotidien. 
Michel Dorion, Nicolas Gareau, François Dallaire, Nancy Branconnier, Stéphane Pilon, July Gaudet, nous avaient conviés à leur  joyeux concert annuel du G.E.S.T.E. 

Une récolte 100% originale, dont quelques textes sont signés des muses-collaboratrices Diane Audet, Marie-France Hamel et Barbara Hébert.
Dans une salle du O Patro Vys bien remplie, nous avons passé une bonne soirée avec à la fois le plaisir de découvrir des créations toutes très différentes et en même temps de ressentir la belle énergie et le plaisir de travailler ensemble d'un groupe d'auteurs.

Quelques belles découvertes avec:
- François Dallaire, qui est en plus le directeur musical du G.E.S.T.E., avec ses belles chansons comme  "En rejouant cet air là", que l'on retrouvera sur le prochain album de Jean-Jacques REVEL
- Nancy Branconnier dans sa très belle interprétation  de "L'embacle" de Marie-France Hamel sur une musique de François Dalaire
- July Gaudet et sa toute nouvelle chanson "Osmose"
- Stéphane Pilon et son texte très drôle sur la corruption.

lundi 21 novembre 2011

Damnée Manon, Sacrée Sandra de Michel Tremblay

Mireille Provencal en damnée Manon
Pour une première soirée de théâtre à Montréal, nous avons trouvé la compagnie de 4 amis montréalais et nous avons décidé de commencer par l'auteur québécois par excellence: Michel Tremblay. C'est le grand auteur dramatique du XXeme siècle au Québec.  Sa deuxième pièce Les Belles-Sœurs, écrite en 1965 et jouée en première en 1968 eu un impact fut énorme, brisant les principes du théâtre canadien-français qui était alors élitiste basé sur les classiques français et conforme à la morale religieuse catholique importante durant le règne de Maurice Duplessis.
Tremblay intègrera le dialecte québécois le « joual » dans ses pièces ainsi qu'un humour basé sur le grotesque et la caricature, chose qui était peu répandue dans la dramaturgie québécoise de l'époque.
Sa peinture de la vie de femmes de la classe ouvrière québécoise, de travestis, d'homosexuels, de schizophrènes étaient des sujets tabous à cette époque.. marquée par deux grands mouvements contradictoires, la Révolution sexuelle et les dernières années de la Dictature de l'Église ( une expression purement québécoise, que je n'ai entendue dans aucun autre pays).
Manon: Mireille Provençal et  Sandra: Stéphan Francœur

A  la Balustrade du Monument National, nous sommes venus découvrir  la nouvelle création de pcmf collectif ; Damnée Manon, Sacrée Sandra de Michel Tremblay dans une mise en scène de Michel Forgues avec Mireille Provençal et Stéphan Francœur!  Une reprise de la pièce de 1977, mais dont l'actualité 35 ans plus tard reste saisissante.
Le rideau s'ouvre sur le boulevard Saint-Laurent et sur le cabaret Cléopatra situé en contre-bas et qui brille de ses derniers feus de la grande époque des travestis montréalais.

Toute la pièce est construite sur les deux monologues des personnages qui jamais ne se regardent, ni ne se parlent... gràce à la mise en scène de Michel Forgues, les personnages interagissent par des mimes ce qui rend le jeu moins orthodoxe que dans la première mise en scène lors de la création de la pièce et ou Manon et Sandra restaient chacun dans un hallo de lumière, isolées l'une de l'autre par l'ombre... 


Sans vous dévoiler toute l'histoire, Tremblay nous emmène dans la vie de deux personnages antinomiques, Manon, la grenouille de bénitier qui cherche désespérément des sensations orgasmiques dans sa soumission à "Son Jésus" et Sandra, garçon sensible dont la "religion est le Cul"... Un cheminement qui nous emmène au "Ciel de Lit" et la "Lie de Celles"...

Bravo à Mireille Provencal, extraordinaire bigotte, qui nous emmène dans son délire de chapelet géant acheté à la boutique de l'Oratoire Saint-Joseph (on est pas tous des "Frère André"). Bravo à Stéphan Francoeur, méprisante et bouleversante Sandra, qui nous ouvrira son coeur tout au long de la pièce et nous donne un rire de grande folle totalement désespérée.


La pièce s'achève brutalement dans un départ des deux personnages et l'énigme demeure, Sandra et Manon, soeurs , ennemies, personnage bi-polaire ou amis de toujours partant pour le Ciel dans un suicide d'amour ???

Alors, si vous les avez manquées en octobre, la Damnée Manon revient avec la sacré Sandra à la Balustrade du Monument national les 22, 23 et 24 mars 2012.

samedi 12 novembre 2011

des belles lampes Tiffany, made in Quebec...


Quoi de plus américain qu'une lampe de style Tiffany, depuis plus de 100 ans, Américains et Canadiens restent fans de ce style né à New-York au tournant des années 1900..
C'est d'ailleurs étonnant que cela soit ainsi quand la plupart des Européens n'est plus du tout a avoir ce goût là et a cédé au design Industriel...
Tournant le dos à la circulation et au début du grand magasinage de Noël dans le centre ville, nous voici partis pour Laval...qui possède d'ailleurs de jolis vieux quartiers à Saint-Francois en bordure de la Rivière des Prairies....

 Belle rencontre avec M. et Mme Bourget, les propriétaires de Tiffany Lavallois 
La lampe Tiffany...
qui depuis 35 ans travaillent dans leur atelier de Laval. 
La Caverne d'Ali Baba 


















Tous leurs lampes et vitraux sont entièrement fabriqués à la main de morceaux de verre coupé, poli, relié dans le cuivre et soudé selon la méthode ancestrale développée par Louis Comfort Tiffany.
On aime ou on aime pas le style Tiffany, pour notre part, nous avons craqué pour un très beau lampadaire , avec en plus le plaisir d'avoir choisi une pièce unique.... 

 
Tiffany Lavallois
7107 Lévesque Est, Duvernay, Laval, Québec, H7A 1S1 - Tel: 450-665-7538

Celle-ci , ce sera pour une prochaine fois !!!

jeudi 10 novembre 2011

Un bon moment de musique avec LG Breton au Quai des Brumes




Bonne soirée hier 9 novembre avec LG Breton en concert au Quai des Brumes

LG Breton, « singer-songwriter » nous a offert, pour l’occasion, les chansons de « Consider It Done! », son premier album solo.
Le rock de Breton, frais et « vintage » à la fois, a été qualifié par la critique de « lumineux »; « habile »; « espiègle »…

Il était  entouré de son incroyable « band », constitué de musiciens ayant aussi participé à l'album: Alain Quirion à la batterie et aux chœurs; François Therrien  aux claviers et au glockenspiel; Bess  à la basse de même que Geneviève Dufresne aux chœurs, aux percussions et à la flûte.
Le Quai des Brumes
C'est le très créatif et divertissant Alain Quirion Blook Project (Musik & Vidéo) qui a assuré la première partie.
Nous avons passé une excellente soirée avec un Band de musiciens top niveau et qui en plus partage  avec le public son plaisir de jouer ensemble, une mention spéciale au batteur Alain Quirion qui nous a bien secoués pendant une heure !!

Malgré une acoutisque de la salle qui ne permettait pas de bien entendre le chanteur, LG Breton nous a donné le meilleur de lui-même et nous a même fait  quelques surprises inattendues:
 - Une toune disco "avec une conscience sociale" (tout ça reste pince-sans-rire, évidemment) qui s'intitule "Coming To An End" et ne figure pas sur l'album.
- Une autre qui s'amuse avec le prêchi-prêcha de la droite religieuse, elle, s'intitule "Saviour" et est la 5ième piste de l'album "Consider It Done!"
On a aussi réécouté avec plaisir les meilleurs titres de son album  pour lequel LG a forgé un son très "Mid_Atlantic" réunissant sonorités du meilleur de la pop anglaise et les élans américains de la pure école du rock...
Retrouvez LG Breton sur  http://www.lgbreton.com/
Chez tous les meilleurs disquaires du Québec...



Big Bang au Musée des Beaux-Arts de Montréal... une electrochoc pour les collections !

Depuis  le 6 novembre, le Musée des beaux-arts de Montréal présente l’exposition Big Bang. Pour l’occasion, 18 artistes québécois ont obtenu carte blanche pour réinterpréter une des œuvres de la collection permanente du Musée. 

Sur l’invitation du Musée, ces artistes, reconnus internationalement, provenant de divers horizons (arts visuels, sculpture, design, musique, cinéma, cirque, danse, architecture, littérature, théâtre, bande dessinée et mode) et travaillant à Montréal, ont laissé libre cours à leur imagination et à leur enthousiasme pour réaliser chacun, en complicité avec les équipes du Musée, une oeuvre inspirée de ses riches collections. 

« Avec ce projet original, la collection du Musée devient un "open work" qui permet de justifier aujourd’hui la mission essentielle de l’institution : conserver les oeuvres d’hier qui inspirent les artistes d’aujourd’hui », commente Nathalie Bondil, directrice du Musée. 

Belle initiative de Madame Bondil qui marque deux point supplémentaires pour sa côte déjà fort haute à Montréal:
- elle profite de cette belle exposition pour pratiquer une politique de portes ouvertes et de gratuité destinée à attirer un nouveau public
- elle flatte l'égo collectif des Québécois en mettant en valeur les artistes d'aujourd'hui et en donnant accès au Musée à des arts comme la bande dessinée et le cirque.

Bien évidemment, dans ce genre d'exercice, il y a des réussites et des résultats plus décevants...
Michel RABAGLIATI
Bande dessinée
Quand le célèbre héros Paul rencontre les Sirènes de Rodin
Commencons par les grandes réussites avec:
- l'amusante rencontre du célèbre personnage de bande dessinée Paul de Michel RABAGLIATI et la sculpture des Sirènes de Rodin
-  la relecture par Jeannot PAINCHAUD, fondateur du cirque Eloize, dans une installation video surprenante de beauté et qui donne une vraie relecture du chef d'oeuvre de Jean-Paul Rioppelle: " Le Cirque"
Le Cirque de Jean-Paul Rioppelle
Et enfin, une surprise, la découverte de l'oeuvre d'Edmund Alleyn à travers l'installation de
Jennifer ALLEYN et Nancy HOUSTON (Cinéma et Littérature)... Une installation que je n'attendais pas, pour laquelle je pensais que le croisement littérature, cinéma et dessin allait me déplaire et qui m'a captivé.
Les dessins a la plume d'Edmund Alleyn sont de pures merveilles !

Edmund Alleyn - Vanitas

Poursuivons par les vraies déceptions:
- Le célèbre cinéaste Denys ARCAND et Adad HANNAH nous proposent une installation autour d'un canapé des années disco, mais cela ne fonctionne pas ... une impression de "déjà vu " ???
Denys ARCAND
et Adad HANNAH
Cinéma et arts visuels
Une installation partant d'un canapé panthère mais qui  tombe dans les poncifs sans créer de l'émotion

- L'installation de musicien-artiste multi-discipline Pierre Lapointe et de l'architecte Jean Verville autour d'une chaise design de Patrick Jouin ne fonctionne pas... empillement de chaises de jardin en plastique blanc et bande sonore de piano... non ça ne fonctionne pas...
L'oeuvre est décévante par rapport à la dernière rencontre avec Pierre Lapointe et son "Conte crépusculaire" à la Galerie de l'UQAM au printemps dernier...

Finissons par les surprises amusantes mais qui n'aboutissent pas au Big Bang de mon enthousiasme.

- La fresque du collectif EN MASSE  transforme une salle complète en une superbe chapelle Sixtine du graffiti contemporain, mais elle cache complétement l'oeuvre qu'elle rencontre : "Le début de la chasse au lion" de Penck...
Le travail de En Masse est une splendeur et une réussite, mais dans leur enthousiasme collectif, les graffeurs montréalais ont oublié le besoin de dialogue avec l'oeuvre du musée...
La grande salle du COLLECTIF EN MASSE

- Claude Cormier nous propose la confrontation du tête de Christ du XIIème siècle et de milliers de peluches criarde, une interessante approche du silence mystique de l'art roman et le brouhara de la société de consommation contemporain... une rencontre entre l'éternité et le jetable... mais là aussi, on est plus dans l'anecdote que dans le dialogue des oeuvres..


Quoiqu' il en soit, c'est une belle exposition rafraichissante, joyeuse, innatendue... qui a le mérite de faire redécouvrir des chefs d'oeuvre et des oeuvres moins connues du Musée...

Melissa au der Maur affronte l'Hallebardier de Ferdinand Hodler
Il faut y aller....Absolument ! et vous avez tout le temps des Fêtes

Big Bang
6 novembre 2011 - 22 janvier 2012
Pavillon Jean-Noël Desmarais, niveau 3
1380, rue Sherbrooke Ouest
Entrée libre en tout temps